Dès l’ouverture de la séance, le ton a été donné. Le rapporteur général a présenté un cadrage qui vise 4,4 % de déficit en 2027, un chiffre jugé « exigeant mais tenable » par la majorité, « irréaliste sans casser la demande » par plusieurs oppositions.

Le nœud du débat porte sur les niches fiscales et sur la contribution des retraites complémentaires. Aucun article n’a encore été voté. Plusieurs groupes demandent un rapport d’étape avant la rentrée, afin d’éviter un examen-marathon en commission.

À Bercy, on insiste sur la trajectoire transmise à Bruxelles. « La France n’a plus le luxe de l’ambiguïté », a indiqué une source gouvernementale. Les marchés, eux, surveillent surtout la charge de la dette, qui dépasse désormais le budget de l’Éducation nationale.

Dans l’hémicycle, les députés de circonscriptions périurbaines redoutent un nouveau choc sur le diesel, le fioul et les mutuelles. Le gouvernement promet des « filets » ciblés. Le détail, pour l’heure, tient en trois pages d’orientation.