Les chiffres du premier semestre sont bons sur le papier : +6 % en équivalent vingt pieds. La chimie, les céréales et une partie de l’automobile tirent le volume. Le vin et les produits frais, plus sensibles au délai, restent volatils.

Sur les quais, on parle moins de mondialisation que de transits. Les armateurs ont réorganisé les alliances. Un jour de retard à Anvers se paie au Havre. Les PME exportatrices de Normandie et des Hauts-de-France le sentent sur la trésorerie.

L’État met en avant le verdissement du terminal. Les dockers, eux, demandent des embauches stables. Entre les deux, le port avance, sans fanfare.