Le Parlement n’est pas le lieu du Conseil, mais c’est à Strasbourg que se joue en ce moment le récit politique. Les groupes préparent des résolutions sur l’acier, les puces et le contrôle aux frontières extérieures. La France pousse un « Buy European » ciblé, l’Allemagne temporise.
Dans les couloirs, on parle de clauses miroir agricoles avec plus de sérieux qu’il y a deux ans. Les États du sud veulent des calendriers. Les États du nord veulent des études d’impact. Le compromis, s’il vient, sera technique. Il n’en sera pas moins politique.
Pour Paris, l’enjeu est simple : montrer que l’Europe protège autre chose que des communiqués. Les électeurs de 40 ans et plus, souvent propriétaires et parfois chefs de PME, ne jugent plus l’UE à l’aune des discours. Ils la jugent à l’aune des factures et des normes.